Patrimoine fluvial et des rivières de l’Oise :

L'Oise et ses deux affluents, la Brèche et le Thérain, irriguent le territoire. L'Oise navigable possède un patrimoine fluvestre riche à découvrir au fil de l'eau ou le long de ses berges.

La croix des Mariniers de Creil

La croix en pierre située au milieu du pont de Creil a été édifiée en 1759 sur l'ancien pont de pierre. Elle était l'emblème du maître-pont. Retirée en 1851, elle a été réédifiée à la demande des mariniers au centre du pont.

Les barrages mobiles de Creil

L'Oise est depuis toujours navigable. Les travaux de canalisation réalisés à partir de 1821 assurent une navigation plus régulière, en toute saison et mettent en relation la vallée de l'Oise avec l’Escaut, la Meuse, la Sambre et la Somme. Le dispositif comprend sept barrages éclusés, dont celui de Creil construit entre la rive droite et la pointe de l'Ile Saint-Maurice. Chaque barrage est composé d'une écluse, d'un déversoir fixe et d'un barrage mobile.

Des modernisations sont apportées en 1891 avec la construction des barrages Derôme (que l'on peut toujours voir à Compiègne et à Sarron) et l'agrandissement des sas des écluses. L’écluse et le barrage de Creil sont alors transférés 1500 m en aval à leur emplacement actuel. Ces barrages sont remplacés depuis 2002 par des barrages à clapets.

Ces travaux de modernisation et de sécurisation s'inscrivent dans le cadre du projet MAGEO (Mise Au Gabarit Européen de l'Oise) et contribuent à améliorer la navigation sur l'Oise : en 200 ans, le chenal aura été creusé de 1.80 m pour atteindre bientôt 4.50 m et le tonnage transporté par convoi, multiplié par 18 ! La pointe aval de l'Ile Saint Maurice conserve une vaste plate-forme maçonnée en pierre de taille, vestige du premier barrage mobile de Creil.

Les bords de l'Oise et ses trésors

Flaner sur les rives de l'Oise c'est assurément découvrir des paysages contrastés ! La rive droite, traditionnellement dévolue au halage présente un visage plus urbanisé et plus industrialisé : de vastes friches industrielles côtoient des usines, des cités ouvrières et des jardins. La rive gauche au contraire est plus sauvage, le coteau plus proche offre une alternance de bois touffus, de clairières et de trésors !

Car c'est ici que fut découvert fortuitement en mars 1974, un trésor monétaire romain du IIIe siècle. Des fouilles complémentaires menées entre 1974 et 1977 ont permis de mettre à jour d'autres pièces de monnaies, des poteries, des tuiles, des vases et ont révélé la présence d'un village de carriers gallo-romains avec son atelier, le quai de son port fluvial haut de 4 mètres et une villa.
Le trésor est visible à la Maison de la Faïence.