Le patrimoine naturel et paysagé de l’Oise

L'Agglomération Creilloise s'est développée dans la vallée de l'Oise encadrée par des coteaux, aujourd'hui urbanisés, parcourus par des sentes permettant l'accès aux plateaux agricoles et boisés. L'Oise et ses deux affluents, la Brèche et le Thérain, se sont creusés dans des terrains sédimentaires constitués de calcaire, de sable et d'argile qui ont été exploités depuis au moins 2000 ans.

Parcs et jardins de l’Oise

Outre ses caractéristiques propres à la vallée, le territoire possède de nombreux parcs et jardins dont certains ont été aménagés autour des rivières du Thérain et de la Brèche.

Parc Urbain du Prieuré, Montataire

Situé aux portes de Montataire, ce parc de 30 hectares a été aménagé autour des étangs de la Maladrerie et de la Roselière après l'arrêt de l'activité d'exploitation des sables et gravillons. Passerelles, allées piétonnes et cyclistes, zones de pêche constituent un espace naturel de qualité  le long du Thérain. Le parc urbain du Prieuré tient son nom du prieuré Saint Nicolas, dépendance du prieuré clunisien de Saint-Leu-d'Esserent présent à proximité jusqu'en 1789.

 

 

Parc Hébert, Nogent-sur-Oise

Le parc dépendait d'un château construit à la fin du XVIIIe siècle. Armand-Gustave Houbigant (1790-1863) et Hébert, les deux propriétaires successifs, ont chacun laissé leur trace dans ce parc. Le premier, fils du parfumeur Jean-François Houbigant, achète la propriété en 1812 pour sa mère et l'occupe à partir de 1821. Hébert quant à lui apporte des aménagements au parc en créant des plans d'eau et en plantant de nombreux arbres.

 

 

Deux châteaux en un à Nogent-sur-Oise !

Trônant au milieu du parc Hébert, la façade de l'ancien château de Sarcus construit par Martin Chambiges en 1523 n'était pas seule à l'origine. Soigneusement démontée, elle fut transportée à Nogent en 1835, remontée à l’identique et plaquée contre la façade du château appartenant alors à la famille Houbigant. Classée Monuments historiques en 1929, la façade a été déplacée de quelques dizaines de mètres après la démolition du château en 1968.

 

Le jardin japonais, square Philippe Decourtray, Nogent-sur-Oise

Il a été crée dans les jardins de l'ancienne propriété des Trois Rois qui a notamment appartenu à Guillaume Estellé, maire de Nogent entre 1800 et 1831.

 

 

 

 

Parc de la Brèche, Villers-Saint-Paul

Tout comme le parc Hébert, il a été aménagé dans la propriété de l'ancien château de Villers-Saint-Paul, parfois appelé château de Mortefontaine, démoli en 1971. Le parc est irrigué par la Brèche qui se jette quelques centaines de mètres plus loin dans l'Oise. Il possède plusieurs aires de jeux, un parcours santé et un petit train à vapeur !

 

 

L'Ile Saint-Maurice, Creil

C'est l'une des plus grandes îles sur l'Oise, longue de 1,2 kilomètres, elle doit son nom à Maurice Gallé, tué en 1916 lors de la Grande Guerre. L'île est à l'origine de la ville : c'est un lieu stratégique qui permettait de surveiller le carrefour entre la route de Paris à Dunkerque, l'ancien chemin gallo-romain de Senlis à Beauvais et l'Oise.

 

Habitats insolites de l’Oise

Tufs et habitations troglodytiques

Creusés dans le calcaire friable des coteaux, les troglodytes sont nombreux sur le territoire. Peu entretenus, ils sont pour la plupart à l'abandon, mais constituent un patrimoine méconnu. Les habitations troglodytiques sont les premiers logements habités par des familles modestes avant la construction des cités ouvrières sur l'Agglomération.

Dans les années 1910, Louis-Paul Carnavin, plus connu sous le surnom de Cricri habita à flanc de coteau une grotte à Creil : un toponyme est venu figer ce personnage dans le temps, celui de la grotte à Cricri. A la fin du XIe siècle,  Pierre L’Hermite aurait séjourné à Montataire, dans une maison troglodyte située sous le cimetière, peu avant son départ pour la première croisade.

Natura 2000

Une partie de la rive gauche de l’Oise est classée zone Natura 2000.  Elle englobe 102 hectares situés sur la rive gauche de l'Oise et comprenant les communes de Creil, Saint-Maximin et Verneuil-en-Halatte. Les conditions locales de la pente (géologie, exposition, sous-sol et climat) offrent à ce site une flore remarquable constituée principalement d'orchidées sauvages.

Plusieurs milieux y sont recensés : des pelouses calcicoles de pente, une forêt de ravins à végétation de tilleuls et d'érables et une formation arbustive de buis très dense dans le parc du château de Laversine (Saint-Maximin).